Ancienne usine Difco : des étudiantes et étudiants en architecture se joignent à une mobilisation citoyenne à Magog

Le 14 septembre, quatre étudiantes et étudiants à la maîtrise de l’École d’architecture de la Faculté de l’aménagement se sont joints au rassemblement organisé devant l’ancienne usine Difco, à Magog, par le Collectif du Quartier-des-Tisserands. Trois jours plus tôt, la Ville avait confirmé que la démolition de trois bâtiments du site pouvait aller de l’avant.
Les bâtiments visés (3, 3A et 5A) ont été construits à partir de 1883 dans l’ancien secteur de la filature. Ils font partie du complexe textile de Magog, exploité notamment par la Dominion Textile et désigné lieu historique national du Canada depuis 1989. L’usine Difco est fermée depuis 2007.
Les quatre participantes et participants de l’UdeM font partie d’un groupe de quinze étudiantes et étudiants inscrits à l’axe thématique « Conservation et développement durable du territoire, des grands ensembles urbains et du patrimoine bâti » de la maîtrise en architecture, dont les cours portent sur le patrimoine industriel.
Coordonnés par le professeur Miquel Reina Ortiz, avec une équipe enseignante composée d’Ève Wertheimer, de John Diodati et de Paloma Castonguay-Rufino, ces cours explorent des avenues de réhabilitation pour des bâtiments industriels patrimoniaux, dont ceux de l’ancienne Dominion Textile, de Magog.
Interrogée par La Tribune, l’étudiante Mia Rochon Bissonnette résume l’enjeu de cette façon :
« Au Québec, malheureusement, on a l’habitude de voir des bâtiments qui sont abandonnés pendant plusieurs années et puis qui sont démolis. On appelle ça des démolitions par abandon. On a l’impression que c’est à ça qu’on assiste à Magog. »
Les étudiantes et étudiants présenteront leurs propositions pour le site d’ici quelques mois. Leurs idées pourront enrichir les discussions qui ont lieu entre des citoyens, les élus et un promoteur.
La mobilisation pour la sauvegarde de ce patrimoine industriel a été couverte par La Tribune et Le Reflet du Lac. Elle a aussi fait l’objet d’un reportage de TVA Nouvelles Sherbrooke (à partir de 18 min 18 s).