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Conférence publique de Clotilde Simond sur l'architecture et le cinéma

L'École d'architecture a le plaisir l'accueillir pour une conférence publique : Clotilde Simond, PhD, enseignante, théoricienne de l’art contemporain, architecture et cinéma et professeure invitée au trimestre d'hiver dans l'équipe du Thème I - Ville refuge de la maîtrise en architecture.  

Penser l’architecture avec le cinéma
Une mise en perspective historique de leurs relations.

Résumé de la présentation : 

Le cinéma, fruit de la révolution industrielle, s’est affiché d’emblée de par ses thèmes comme un art urbain. L’architecture, quant à elle, a très vite saisi ce que représentait cet art au regard d’une nouvelle épistémè. Promenade architecturale et, d’une manière générale, introduction du temps étaient les maîtres-mots notamment chez Le Corbusier et van Doesburg. À partir de là, quels échanges peut-on tisser entre Le Corbusier et Eisenstein ou entre van Doesburg et Richter ?

Si le cinématisme des années 1920 se situe davantage au niveau de la forme architecturale impliquant une expérience de l’espace, la donne change avec le situationnisme qui laisse place à l’événement. Debord effectue une critique acerbe à la fois de l’architecture et du cinéma mais c’est en se tournant vers l’événement que resurgira chez Tschumi le cinéma.

En dernier lieu, il conviendra d’ouvrir cette problématique sur notre présent. N’est-ce pas le paradigme du narratif qui domine dont le symptôme est l’élaboration par l’architecte de scénarii ? « De concepteur de formes autonomes, l’architecte se fait organisateur de processus de conception, constructeurs de relations » (Pierre Litzler) Les défis ne sont plus ceux de la révolution industrielle mais ceux de la préservation de la planète dans sa capacité à promouvoir un être-ensemble. 

Notice biographique

Les recherches de Clotilde Simond portent sur les rapports cinéma et architecture, cinéma et autres arts, cinéma et philosophie. Docteur en Cinéma et audiovisuel de l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), enseignante en cinéma dans cette université, elle participe également aux travaux de recherches et enseignements dans les écoles d’architecture. Elle est membre de l’IRCAV de l’université de Paris 3. Elle est également membre du medialabAU de l’Université de Montréal et du laboratoire de recherche des « Métiers de l’Histoire de l’Architecture, édifices-villes-territoires » de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble. Elle a publié Cinéma et architecture, La relève de l’art (Aléas, 2009), codirigé l’ouvrage In situ_de visu_in motu : architecture, cinéma et arts technologiques (Infolio, 2014). Son premier ouvrage Esthétique et schizophrénie, à partir de Zabriskie Point de M. Antonioni, Au hasard Balthazar de R. Bresson et Family viewing d’A. Egoyan (L’Harmattan, 2004) met en rapport l’esthétique du cinéma, la philosophie de l’art et la psychanalyse. Elle travaille actuellement sur le déplacement du cinéma vers les nouveaux médias en repartant de la place de cet art comme outil à la fois technique et de pensée.

Affiche en PDF 

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